J´en ai d´autres en tete, ce sera pour une autre fois.

En attendant, lisez - c´est un ordre - ceci :



"Vert de rage !


Je suis certain que vous avez déjà entendu parler du fameux Frankenfish. Ce saumon canadien (dénommé AquAdvantage) a été génétiquement modifié pour avoir une période  de croissance accélérée et ainsi augmenter la productivité de son élevage. Plusieurs associations canadiennes et américaines se battent courageusement depuis des années afin d’en dénoncer les dangers pour l’environnement et empêcher sa mise sur le marché.

Or voici qu’après les nombreux coups de boutoirs de AquaBounty technologies, la société responsable de la création de ce si sympathique animal, la Food and Drug Administration (l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) se trouve sur le point d’autoriser la vente et la consommation de ce poisson et ce malgré un manque d’analyse flagrant et les nombreuses voix décriant ces saumons OGM. Voilà le genre de nouvelle à vous faire grincer des dents ! J’espère de tout cœur que la consultation publique lancée par la FDA à ce sujet portera ses fruits et que cette abomination n’atteindra jamais nos assiettes. Je vous engage à signer cette pétition à la suite de cet article (en anglais) édifiant sur le sujet, pour ce faire rendez-vous ici.

Plus fort que le Frankenfish, voici revenir sur le devant de la scène Enviropig, un porc génétiquement modifié pour être plus écologique ! Au sein de l’université de Guelph au Canada, le professeur Frosberg se démène pour faire accepter cette race de cochon transgénique de type Yorkshire qui serait moins polluante que les autres. Le problème avec le porc, c’est que l’élevage intensif de ce dernier est une source importante de phosphate, véritable plaie pour l’environnement. Mais le professeur Frosberg a la solution ; plutôt que de repenser l’élevage porcin ou même notre façon de nous alimenter, créons un porc qui rejettera moins de phosphate ! Et c’est chose faite avec Enviropig qui est l’heureux héritier d’une combinaison transgénique impliquant Escherichia coli et de l'ADN de souris et qui du coup chie beaucoup plus propre !

Thomas Frangin

BIO-INFOS "