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   Merci qui ?


Merci la télé ! Qui nous a concocté pas mal de vraies émissions consacrées à ce qu'on trouve dans nos assiettes. Pas toutes rigolotes, pour sûr. Mais sacrément documentées et rigoureuses dans l'approche, ça mérite d'être dit.

C'est donc dit, et on revient sur un point qui a retenu l'attention de beaucoup : les pesticides de stockage. Un sacré sujet. Que ne s'est-on escrimé à révéler ce qui accompagne la culture conventionnelle du blé et autres céréales... Semences trafiquées, hormones rétrécisseuses de paille, de la chimie en veux-tu en voilà et une terre accessoirement plutôt morte au bout du compte... Peanuts ! Les réjouissances ne font que commencer, la suite est encore meilleure ; il s'agit de la conservation dans les silos. Afin que le joli grain stocké ne soit pas infesté de petites bébêtes ou ne fasse exploser l’entrepôt suite à la prolifération de mycotoxines, on le pulvérise d'une bonne quantité de pesticides dits « de stockage », qui ont le grand mérite de constituer le gros de ce qu'on retrouve à l'analyse, et donc dans l'assiette. On les détecte en effet à des quantités mille fois plus importantes que celles qui sont directement liées à la culture. Plaisir d'offrir, joie de recevoir.

C'est fini, nous voici en bio, ouf. Mais en bio aussi, on stocke. Il nous  a semblé intéressant de savoir comment procèdent nos partenaires Markal et Celnat pour éviter tout problème,  voici leurs réponses.

 

Olivier Markarian , le spécialiste du Boulgour, nous fait savoir qu'une technique toute simple est souvent utilisée pour le blé, dur comme tendre. Du sable est déposé au pied des silos. Ce sable absorbe l'humidité, y compris celle qui constitue une bonne partie de la masse corporelle des charançons... Ceux-ci se dessèchent alors et meurent en quelques jours. Il reste  à passer le grain au nettoyeur-séparateur pour retrouver un aliment totalement végétal. Autre solution que nous avons vue avec Olivier chez ses producteurs de riz italiens : saturer le silos en gaz carbonique, la vie n'y résiste pas. La troisième option, c'est la flash surgélation. Flash, mais qui dure trois ou quatre jours, quand même... On l'utilise plus souvent pour les légumineuses, lentilles, haricots, flageolets.



Jérôme Celle est pour sa part riche d'un handicap qui se transforme en avantage. Il travaille des céréales souvent issues de difficiles cultures de moyenne montagne, à proximité du Puy en Velay. Si le soleil tape fort en plein été dans la région, les nuits ont la bonne idée d'y être fraîches, et les problèmes de conservation d'autant moins fréquents. Mais la botte secrète de Jérôme, c'est son ingénieur qualité, Frank. Un gars qui a développé un savoir sans doute unique et qui sait écarter la majorité des lots suspects grâce à son coup d’œil au microscope et à sa longue expérience. Ainsi le  grain ne subit-il aucun autre traitement qu'une sélection minutieuse qui met à l'abri des problèmes en écartant le danger à la base. Bien entendu,  il est hors de question que Celnat refuse un lot à ses partenaires agriculteurs sous le simple prétexte qu'il pourrait donner lieu à naissances de quelques intrus. Si l'analyse ou l'observation révèle des larves, le grain sera bien acheté et payé, mais fera un petit stage de surgélation dans une proche unité de stockage.